La thérapie infrarouge soulage les douleurs articulaires en apportant de la chaleur profondément dans la capsule articulaire, en augmentant la circulation sanguine synoviale et en inhibant la production de substances pro-inflammatoires. Dans les cas d’arthrose, de polyarthrite rhumatoïde et de douleurs articulaires dues à la surcharge, des études cliniques montrent de manière constante une réduction de la douleur et une amélioration de la mobilité en cas d’utilisation régulière. Son mécanisme diffère fondamentalement de celui des analgésiques : la thérapie infrarouge agit sur la circulation sanguine et l’inflammation localement, plutôt que de bloquer les signaux de douleur.
Une revue systématique publiée dans Lasers in Medical Science (Hamblin, 2017) a conclu que la luminothérapie et la thérapie infrarouge à faible niveau étaient significativement plus efficaces que le placebo pour réduire la douleur et améliorer la fonction dans les cas d’arthrite et de douleurs articulaires.
Comment la thérapie infrarouge agit-elle sur les articulations ?
Les articulations sont des structures complexes : l’os, le cartilage, la membrane synoviale, le tendon et la bourse travaillent ensemble. Dans la plupart des cas de douleurs articulaires, plusieurs de ces composants sont impliqués dans l’inflammation ou les lésions.
Le rayonnement thermique infrarouge A (780-1400 nm) pénètre jusqu’à 6 millimètres dans les tissus, ce qui est suffisant pour atteindre la membrane synoviale et les structures articulaires périphériques. Voici ce qui se produit ensuite :
Vasodilatation et circulation sanguine La chaleur dilate les petits vaisseaux sanguins autour de l’articulation. Cela augmente l’apport en oxygène et en nutriments vers la capsule articulaire et accélère l’élimination des substances inflammatoires. Dans le cas de l’arthrose, où la microcirculation sanguine est déjà réduite, ce mécanisme est particulièrement bénéfique.
Activation du liquide synovial Le liquide synovial qui lubrifie l’articulation présente une viscosité optimale à une température légèrement plus élevée. La thermothérapie peut améliorer la fonction synoviale, contribuant ainsi directement à réduire les frottements et les douleurs lors des mouvements.
Modulation des récepteurs de la douleur La chaleur modifie le seuil d’activation des thermorécepteurs et des nocicepteurs (récepteurs de la douleur) dans la capsule articulaire. Cela explique l’effet analgésique immédiat rapporté par de nombreuses personnes après une séance.
Effet anti-inflammatoire au niveau cellulaire Par le mécanisme de photobiomodulation (voir également le blog 4), la thérapie infrarouge inhibe la production de cytokines pro-inflammatoires telles que l’IL-1β et le TNF-alpha. Il s’agit d’un mécanisme complémentaire moins connu, mais important, qui s’ajoute à l’effet purement thermique.
Les problèmes articulaires les plus fréquents : que dit la science ?
L’arthrose (arthrose dégénérative)
L’arthrose est la pathologie articulaire la plus fréquente aux Pays-Bas : selon l’Institut national de santé publique (RIVM), plus de 1,3 million de Néerlandais en souffrent, principalement au niveau du genou, de la hanche et de la main. Le cartilage s’use, l’espace articulaire se réduit et les structures environnantes réagissent par inflammation et douleur.
La thérapie infrarouge ne remplace pas le cartilage perdu, mais plusieurs études montrent qu’elle peut réduire considérablement la douleur et la raideur. Un essai contrôlé randomisé publié dans le Journal of Rheumatology (Stelian et al., 1992, confirmé par Brosseau et al., Cochrane Review 2005) a révélé que les patients souffrant d’arthrose du genou présentaient une douleur significativement moindre après 3 semaines de thérapie infrarouge (3 fois par semaine, 20 minutes) par rapport au groupe témoin, l’effet persistant jusqu’à 4 semaines après la fin du traitement.
La polyarthrite rhumatoïde
Dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’inflammation est d’origine auto-immune. La thérapie infrarouge n’est pas un traitement modifiant la maladie et ne remplace pas les DMARD ou les traitements biologiques. Mais en complément d’un traitement médicamenteux, des études montrent une réduction de la raideur matinale et une amélioration de l’amplitude de mouvement (ROM). Une étude randomisée (Brosseau et al., Cochrane Database, 2005) a mis en évidence une réduction statistiquement significative de la douleur et de la raideur chez les patients atteints de PR lorsque la thérapie infrarouge était ajoutée aux soins standards.
Important : en cas d’inflammation articulaire active (articulation rouge, chaude et gonflée pendant une poussée), la thérapie infrarouge doit être évitée jusqu’à la fin de la phase aiguë.
Tendinopathie et problèmes tendineux
Les tendons douloureux autour du genou (tendinopathie patéllaire), de l’épaule (coiffe des rotateurs), du talon (tendon d’Achille) et du coude (tennis et golf) réagissent positivement à la thérapie infrarouge grâce à l’augmentation de la synthèse du collagène dans le tissu tendineux. Une étude de Tumilty et al. (Photomedicine and Laser Surgery, 2010) a montré une récupération accélérée de la tendinopathie d’Achille chez les participants ayant reçu une thérapie par laser infrarouge par rapport au groupe placebo.
Protocole pour les douleurs articulaires à domicile
Protocole d’utilisation recommandé
| Paramètre | Recommandation |
|---|---|
| Distance par rapport à la lampe | 20–30 cm |
| Durée de la séance | 15–20 minutes par articulation |
| Fréquence | Quotidiennement en cas de douleur aiguë ; 3 à 5 fois par semaine pour l’entretien |
| Moment | Le matin en cas de raideur ; le soir pour la détente |
| Peau | Propre et sèche, sans crème |
Quels produits Mvolo sont les plus adaptés ?
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La thérapie infrarouge dans le cadre d’une approche globale
Les douleurs articulaires nécessitent une approche multidimensionnelle. La thérapie infrarouge est plus efficace lorsqu’elle est associée à :
- La physiothérapie : une thérapie par l’exercice ciblée renforce les muscles stabilisateurs autour de l’articulation.
- La gestion du poids : chaque kilo perdu réduit les forces exercées sur l’articulation du genou de 3 à 4 kilos lors de la marche.
- L’ergonomie : l’adaptation de la posture de travail et de la posture de sommeil réduit la surcharge.
- L’alimentation : une alimentation anti-inflammatoire (oméga-3, légumes, moins de sucre) contribue à réduire l’inflammation systémique.
La thérapie infrarouge constitue le volet thermique local de cette approche : elle cible directement la douleur et l’inflammation locales, permettant ainsi aux autres interventions d’agir plus efficacement.
Questions fréquentes sur la thérapie infrarouge et les articulations
Puis-je utiliser la thérapie infrarouge sur une articulation remplacée par une prothèse ? Dans la plupart des cas, son utilisation sur une prothèse est sans danger, mais il est conseillé d’en discuter avec le chirurgien orthopédiste. Les effets thermiques ciblent les tissus environnants ; les implants métalliques réfléchissent davantage les infrarouges qu’ils ne les absorbent. En cas de doute, consultez toujours le spécialiste traitant.
La thérapie infrarouge est-elle également efficace contre les douleurs aux mains et aux doigts (arthrose) ? Oui. L’arthrose de la main est l’une des indications les plus étudiées de la thérapie infrarouge. De courtes séances (10-15 minutes) avec une lampe ciblée sur la paume de la main ou les articulations des doigts soulagent sensiblement la raideur chez de nombreux utilisateurs, en particulier le matin.
Combien de temps dois-je continuer pour constater des résultats ? En cas de douleur articulaire aiguë due à une surcharge : 2 à 5 séances. En cas d’arthrose chronique ou de polyarthrite rhumatoïde : 2 à 4 semaines de traitement régulier avant de pouvoir évaluer pleinement l’effet. Les études scientifiques utilisent généralement une période de traitement de 3 à 6 semaines comme période de référence dans les essais contrôlés randomisés.
Puis-je combiner la thérapie infrarouge avec mes médicaments habituels contre la douleur ? Oui. La thérapie infrarouge n’interfère pas avec le paracétamol, les AINS ou les DMARD. Il s’agit d’une modalité complémentaire, et non d’un substitut. Consultez votre médecin en cas de doute.
Y a-t-il des personnes qui ne doivent pas utiliser la thérapie infrarouge sur les articulations ? La thérapie infrarouge est contre-indiquée en cas de : plaies ouvertes ou d’infections dans la zone traitée, d’inflammation articulaire active en phase aiguë (articulation rouge, chaude et gonflée), de troubles de la coagulation, de troubles de la sensibilité réduisant la perception de la douleur (absence de retour sensoriel en cas de surchauffe) et de grossesse au niveau de la zone traitée. En cas de doute, consultez toujours un médecin.
Sources : Hamblin MR, Lasers in Medical Science 2017 | Stelian et al., Journal of Rheumatology 1992 | Brosseau et al., Cochrane Database 2005 | Tumilty et al., Photomedicine and Laser Surgery 2010 | Statistiques du RIVM sur les problèmes articulaires 2024
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